« J’expose depuis toujours, mais depuis ma première grande exposition en 2001, j’ai insensiblement basculé dans le grand bouillon de la création. C’était écrit dès les années 80, quand j’ai eu la chance et le plaisir de vivre en direct l’explosion culturelle qui a envahi l’Espagne et Barcelone en particulier, avec la disparition du franquisme. J’y ai côtoyé des anonymes, mais aussi ceux qui ont inventé la Movida. J’y ai appris que la photographie que je vénérais n’est qu’une matière au service des créateurs, que l’on peut joyeusement ou tragiquement déstructurer et mêler à d’autres matières. »